Les travaux dans les Tallats

Les tallats sont des terres communales qui étaient mises à la disposition des sorédiens, qui en faisaient la demande, par la mairie .

Ils y cultivaient surtout de la vigne et plantaient quelques arbres fruitiers comme des figuiers, des abricotiers ou des cerisiers . Ils construisaient sur ces terres des abris de pierre afin de mettre à l’abri leurs outils agricoles et leurs récoltes. Malheureusement, avec le temps, ces abris ont plus ou moins disparu dans les bruyères.

L’association PASTOR a donc entrepris la restauration et la mise en valeur de 8 abris de pierre. En complément, nous supprimons les bruyères et les ronces permettant ainsi de dévoiler le splendide panorama sur le Canigou et la mer.

A proximité de chaque abri restauré, il sera planté un arbre des Albères : chêne-liège, chêne vert, micocoulier, arbousier ou olivier. Par ailleurs, chaque abri portera le nom de famille de l’un des plus anciens «jardiniers ».

L’association travaille en parallèle sur la réalisation d’un sentier de visite qui révélera aux promeneurs ces différents tallats.

Le départ se fera au début du chemin des pèlerins (second oratoire, début de la piste qui mène à Notre Dame du Château) et se terminera au même endroit. La durée de cette marche est de 2 heures environ et elle sera libre. Les visiteurs pourront se procurer auprès du Bureau d’information touristique du village, un document qui proposera un plan détaillé. Tout le circuit sera bien entendu balisé par nos soins.

Les travaux de restauration sont bien avancés ainsi que la mise en place du sentier. Il ne reste plus qu’à entreprendre les 2 derniers abris et le balisage.

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PASTOR et le Téléthon 2017

Comme chaque année, l’association PASTOR a participé au Téléthon et a organisé ou a répondu à l’appel d’autres associations pour plusieurs actions sur la journée du samedi 9 décembre.

Ainsi le matin, en partenariat avec Albères Évasion, un groupe de marcheurs, mené par René Le Gall, a effectué une randonnée de 12 km sur 600m de dénivelé pendant 4 heures. Au départ de la salle des Fêtes de Sorède, le groupe est passé par le haut de la route du piton, pour ensuite emprunter un sentier à vaches au dessus de la Vallée Heureuse, Vell Roure, le Tassio, la rivière du Tallats d’en Bac, la Vallée Heureuse et enfin le retour à la salle des Fêtes où les attendaient l’apéritif et le repas concoctés par Albères Évasion et les Chasseurs.

À 10h30, un groupe, mené par Christian Baillet, a visité le village pendant 2 heures. Comme lors des visites organisées l’été par le Bureau Intercommunal de Tourisme, Christian a présenté, ponctué de petites anecdotes, les lieux vus durant le parcours.

Enfin, quelques infatigables de PASTOR ont répondu à l’appel de la piscine intercommunale AlberAquatic à Argelès-Sur-Mer et sont donc allés nager à 22h ! Au nombre de 7 (Laurence et Roland, Pédro, Gérard, Alain, Jean et Jean-Jacques), ces courageux ont parcourus, à eux tous, 14 km soit 240 bassins de 50m (50m aller retour). Le tout rythmé Continuer la lecture de « PASTOR et le Téléthon 2017 »

Conférence « L’énigme du Martinet » – Bernard MARGAIL le 08/12

Le public en salle des mariages de la mairie de Sorède

Bernard MARGAIL a souhaité partager au plus grand nombre les résultats de ses recherches sur la construction de la forge « le Martinet ». C’est donc devant une assistance de passionnés d’histoire de notre patrimoine qu’il a exposé, images à l’appui, les raisons de cette implantation.

Depuis toujours les bâtisseurs ont essayé d’asseoir les fondations de leurs ouvrages sur des barres rocheuses, en particulier quand ces constructions devaient être implantées sur des sols escarpés.

Chez nous, à Sorède, le Château d’Ultrera et l’ermitage de Notre Dame du château en sont la preuve visible.
Il n’est donc pas surprenant que le Martinet de la forge catalane de Sorède ait pu être construit, en 1784, sur les murs d’une ancienne mouline du XVème siècle dont les fondations reposent aussi sur une grande barre rocheuse près du Tassio.

Ajoutons à cet avantage celui de disposer probablement aussi des infrastructures existantes comme la captation en rivière, le canal d’amenée d’eau, la proximité du cours d’eau et un dénivelé suffisant pour l’activité de forge.

L’analyse des singularités et anomalies relevées dans l’édification du Martinet, à la lumière de la bibliographie de l’époque, vient étayer cette hypothèse.
Elle met aussi en relief la difficulté d’adapter les anciennes usines à fer à l’innovation technologique majeure que fut la trompe des Pyrénées aux XVII et XVIII° siècles.

A vos agendas !

– 14/12 matin : Travaux dans les tallats
– 14/12 à 17h30 : réunion CA Pastor
– 26/01/18 à 18h00 : AG Pastor
– 9/02/18 : Conférence  » Les zombies sont déjà là » par Jean-Louis Gary
– 9/03/18 : Conférence  » Petites histoires de la Grande Histoire de l’aéronautique  » par Henri Piotrowski

La forge catalane « Le Martinet »

C’est la première réalisation de PASTOR et surtout la plus longue ! En effet, il aura fallu 13 années pour restaurer et sécuriser le site.

Sorède a la particularité d’avoir deux forges. Celles-ci sont situées dans la vallée de La Farga. La Forge Catalane qui produisait le fer et celle nommée « le Martinet » qui le transformait, témoignent d’un passé industriel maintenant oublié et pourtant bien présent jusqu’au début du 20ème siècle.

La très vieille tradition du travail du fer dans le village a pour origine la présence simultanée de minerai de fer, d’une rivière -Le Tassio – et d’une grande forêt.

Extension de la forge dite « à réduction » se trouvant en amont, la forge « le Martinet » fut construite en 1784 à la demande du seigneur du lieu, le Marquis d’Oms. Elle venait suppléer la grande forge pour faire face à l’augmentation de la demande et en accroissait donc la production. Ce lieu abritait, au 18ème siècle, l’ensemble des éléments permettant de façonner divers objets en fer du quotidien (clous, fers à cheval, cerclages pour tonneaux, etc). C’est un témoin de la grande activité qui régnait dans les Albères. Il résonnait donc, à cette époque dans la vallée, les puissants coups de marteaux de la forge catalane auxquels répondaient ceux du Martinet.

Néanmoins, elle cessera toute activité à la fin du 18ème siècle.